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Alternatives à la cigarette : un comité parlementaire réclame un changement de cap de l’OMS



Un comité parlementaire bipartisan britannique réclame que le Royaume-Uni fasse pression sur l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour que cette dernière intègre les alternatives à la cigarette, et notamment la cigarette électronique, aux politiques publiques internationales de lutte contre le tabagisme.

« Il est évident, sur les documents ayant fuités, les posts officiels sur les réseaux sociaux, et les déclarations de la direction du secrétariat du FCTC (Framework Convention on Tobacco Control, organisme de surveillance du tabac de l’OMS), que cette organisation souhaite continuer à regarder la cigarette électronique et les produits à risques réduits de la même façon que les produits à base de tabac combustible », s’est inquiété le comité parlementaire dirigé par le conservateur Mark Pawsey.

Un point de vue qui n’est pas partagé en Grande-Bretagne, où l’organisme officiel de santé publique, Public Health England, estime depuis 2015 que les substituts sans combustion (vapotage et tabac à chauffer notamment) sont 95% moins nocifs que la cigarette et doivent être intégrées aux politiques publiques pour accompagner le sevrage tabagique des fumeurs ne pouvant pas ou ne souhaitant pas arrêter par eux-mêmes.

« Ces dernières années, la Grande Bretagne a intégré avec beaucoup de succès la cigarette électronique dans ses politiques de santé publique en matière de réduction des risques du tabac », a précisé le rapport du comité, qui regrette que ces avancées ne sont pas partagées par l’OMS et par un certain nombre de pays européens.

Le Royaume-Uni « post-brexit est capable non seulement de créer sa propre voie en termes de législation interne sur la cigarette électronique et les produits à risques réduits, mais également de prendre une place de leader sur la scène mondiale pour développer des régulations pragmatiques et efficaces », plaident les parlementaires britanniques.

Selon eux, la Grande-Bretagne « l’un des principaux contributeurs financiers de l’OMS et du FCTC » doit « réfléchir à ses options en matière de financements futurs », si la FCTC COP9, qui doit se tenir en novembre 2021, « défend des positions sur la cigarette électronique et les produits à risques réduits qui sont contraires aux politiques nationales du Royaume-Uni ».

Le comité parlementaire conclut en déclarant que « l’écrasante majorité des causes de mortalité et de maladies associées avec le tabac sont issues de l’inhalation de fumées issues de la combustion de tabac. La Grande-Bretagne doit rester solidement accrochée à son engagement de devenir une nation sans fumée, mais cela ne doit pas être pris pour des objectifs d’éradiquer la nicotine ou le tabac, ce qui serait contre-productif d’un point de vue de santé publique ».


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Auteur : Marianne


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